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La Belgique bloque la proposition de l'UE d'utiliser les actifs russes gelés pour un prêt à l'Ukraine

Cryptelio Editorial Publié 1 sept. 2026 · 02:15 UTC
La Belgique bloque la proposition de l'UE d'utiliser les actifs russes gelés pour un prêt à l'Ukraine

La Belgique a fermement rejeté une nouvelle tentative de quatre États membres de l'UE—la Suède, la Pologne, les Pays-Bas et l'Espagne—d'accéder à environ 210 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe gelés pour soutenir un prêt de réparations à grande échelle pour l'Ukraine. Le ministre de la Défense, Theo Francken, a souligné que la position de la Belgique est "non négociable", opposant ainsi son veto à la proposition.

Cette initiative a été discutée avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE prévue pour début septembre 2026. La Belgique, qui gère la majorité de ces actifs gelés par l'intermédiaire de la chambre de compensation Euroclear basée à Bruxelles, a déjà contrecarré des tentatives similaires, y compris une en décembre 2025 qui visait à utiliser l'intégralité des 210 milliards d'euros pour un prêt de type réparations. Ce rejet antérieur a conduit l'UE à se contenter d'un prêt plus modeste de 90 milliards d'euros soutenu par le budget de l'UE.

Le Premier ministre Bart De Wever a constamment souligné les potentielles répercussions juridiques de la part de la Russie, qui a engagé des poursuites contre Euroclear devant les tribunaux russes. Un jugement rendu en mai 2026 a favorisé la Russie, bien que les autorités de l'UE ne reconnaissent pas de tels jugements. La Belgique insiste sur le fait que tout plan visant à exploiter les actifs gelés nécessiterait de solides garanties de partage des risques de la part d'autres États membres de l'UE.

Euroclear supervise actuellement environ 185 à 202 milliards d'euros des actifs immobilisés de la banque centrale russe, qui sont gelés depuis que l'UE a imposé des sanctions à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. À la mi-2026, environ 6,6 milliards d'euros d'intérêts provenant de ces actifs avaient été alloués pour soutenir les efforts de défense et de reconstruction de l'Ukraine, avec des plans pour d'autres paiements.

La division au sein de l'UE reflète des perspectives différentes sur la gestion des actifs russes, les pays proches de la Russie plaidant pour des actions plus agressives, tandis que les nations d'Europe occidentale comme la Belgique privilégient la stabilité financière et la prévisibilité juridique. La dernière poussée pour accéder aux fonds gelés met en lumière les tensions persistantes au sein de l'UE concernant la réponse appropriée aux actions de la Russie.

FAQ

Quelle était la position de la Belgique sur la proposition de l'UE d'utiliser les actifs russes gelés pour l'Ukraine ?

La Belgique a fermement rejeté la proposition, le ministre de la Défense Theo Francken déclarant que la position est 'non négociable', mettant effectivement son veto à l'initiative.

Combien d'actifs russes gelés étaient proposés pour être utilisés pour l'Ukraine ?

La proposition visait à accéder à environ 210 milliards d'euros d'actifs gelés de la banque centrale russe pour soutenir un prêt de réparations à grande échelle pour l'Ukraine.

Quelles préoccupations juridiques la Belgique a-t-elle soulevées concernant l'utilisation des actifs gelés ?

La Belgique a souligné les répercussions juridiques potentielles de la part de la Russie, qui a engagé des poursuites contre Euroclear, la chambre de compensation gérant les actifs gelés.

Quel a été le contexte historique des décisions de la Belgique concernant les actifs russes gelés ?

La Belgique a précédemment contrecarré des tentatives similaires d'utilisation des actifs gelés, y compris une proposition en décembre 2025, conduisant l'UE à se contenter d'un prêt plus petit de 90 milliards d'euros.

Quelles sont les perspectives divergentes au sein de l'UE concernant la gestion des actifs russes ?

L'UE reflète une division où les pays plus proches de la Russie plaident pour des actions plus agressives, tandis que les nations d'Europe de l'Ouest comme la Belgique privilégient la stabilité financière et la prévisibilité juridique.

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