Financement
L'Allemagne Soutient les Mesures de l'UE Contre les Pratiques Commerciales de la Chine Face à la Contrainte Économique
L'Allemagne a pris une mesure décisive en soutenant de nouvelles initiatives de l'Union européenne contre ce qu'elle qualifie de pratiques commerciales déloyales de la Chine. Le chancelier Friedrich Merz a annoncé ce changement le 15 septembre, mettant en avant des préoccupations concernant les lourdes subventions d'État, la surcapacité industrielle, les stratégies de prix agressives et une monnaie sous-évaluée.
Les dynamiques commerciales ont considérablement changé, le déficit commercial de l'Allemagne avec la Chine atteignant 90 milliards d'euros en 2025, un contraste frappant avec l'excédent dont elle bénéficiait avant la pandémie. Les importations en provenance de Chine ont grimpé à 170,6 milliards d'euros, tandis que les exportations sont restées à 81,3 milliards d'euros, entraînant des pertes d'emplois substantielles dans le secteur manufacturier allemand.
Un récent sondage a révélé que plus de la moitié des 1 300 entreprises allemandes interrogées soutiennent des actions plus strictes de l'UE contre la Chine, même au risque de faire face à des coûts plus élevés ou à des mesures de rétorsion de Pékin.
L'Allemagne ne se contente pas de faire entendre sa voix ; elle élabore activement un paquet de sécurité économique qui inclut de nouveaux tarifs sur des importations telles que les véhicules hybrides rechargeables chinois, des exigences de coentreprise obligatoires, un renforcement du contrôle des investissements et des contrôles d'exportation plus stricts. Ce paquet devrait recevoir l'approbation du cabinet d'ici le 14 octobre.
Au niveau de l'UE, les décideurs envisagent un « instrument de surcapacité » pour contrer l'inondation du marché par des biens subventionnés par l'État en provenance de partenaires commerciaux. Ce changement de position de l'Allemagne, longtemps attendu, l'aligne avec la France et la Commission européenne, marquant un changement significatif dans l'approche de l'UE envers le commerce avec la Chine.
Les implications de ces mesures pourraient entraîner des coûts accrus pour les secteurs dépendant des importations chinoises, en particulier l'automobile et la machinerie industrielle, tout en redéfinissant la manière dont les entreprises européennes opèrent en Chine.
FAQ
Qu'est-ce qui a poussé l'Allemagne à soutenir de nouvelles mesures de l'UE contre la Chine ?
Le soutien de l'Allemagne à de nouvelles mesures de l'UE contre la Chine a été motivé par des préoccupations concernant des pratiques commerciales déloyales, y compris des subventions d'État importantes, une surcapacité industrielle, des stratégies de tarification agressives et une monnaie sous-évaluée.
Quel est le déficit commercial actuel entre l'Allemagne et la Chine ?
En 2025, le déficit commercial de l'Allemagne avec la Chine a atteint 90 milliards d'euros, contrastant fortement avec l'excédent qu'elle avait avant la pandémie.
Quelles actions spécifiques l'Allemagne prévoit-elle de prendre contre les importations chinoises ?
L'Allemagne élabore un paquet de sécurité économique qui comprend de nouveaux droits de douane sur les importations telles que les véhicules hybrides rechargeables chinois, des exigences de coentreprise obligatoires, un renforcement du contrôle des investissements et des contrôles d'exportation plus stricts.
Comment les entreprises allemandes perçoivent-elles des actions plus strictes de l'UE contre la Chine ?
Une enquête récente a indiqué que plus de la moitié des 1 300 entreprises allemandes interrogées soutiennent des actions plus strictes de l'UE contre la Chine, même si cela signifie faire face à des coûts plus élevés ou à des mesures de rétorsion potentielles de Pékin.
Quelles sont les implications potentielles de ces nouvelles mesures pour les entreprises européennes ?
Les nouvelles mesures pourraient entraîner des coûts accrus pour les secteurs dépendant des importations chinoises, en particulier dans les secteurs de l'automobile et des machines industrielles, et pourraient remodeler la façon dont les entreprises européennes opèrent en Chine.